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L’amer à boire

Le terme de « Médecines amères » s’applique à la perfection aux ingrédients entrant dans la fabrication des bitters apéritifs – des extraits de plantes, de racines, de baies et d’écorces dont la plupart étaient employés à l’origine comme médicaments. Les médecins de bord utilisaient du quinquina pour tenter de soigner les marins de la fièvre tropicale. C’est en 1824 que le docteur Johann Gottlieb Benjamin Siegert, médecin Militaire auprès de Simon Bolivar, donna pour la première fois une composition amère de sa fabrication, à base de 40 extraits de plantes, à des soldats atteints de fièvre et de maux d’estomac. Devenue un célèbre ingrédient de cocktail, cette préparation médicinale fut baptisée Angostura, du nom de la ville où Siegert était stationné et non du nom de l’écorce, qui n’entre d’ailleurs pas dans la composition originale.

Les matelots remarquèrent vite que ces remèdes amers étaient meilleurs additionnés d’un peu d’eau et de sucre. La plupart des bitters étaient très forts en alcool mais le Pink Gin (un verre de gin préalablement rincé avec quelques gouttes d’Angostura) accéda à un statut officiel dans la British Navy. Aujourd’hui, le bitter apéritif, avec son gout sec, est un classique avant les repas et un apéritif indémodable.

Coke (tail) en stock

Les bitters sont beaucoup utilisés dans les cocktails, où leur amertume intense se marie parfaitement aux ingrédients sucrés et à l’acidité des arômes de citron. Un simple Campari au jus d’orange constitue un apéritif royal et une bonne façon de démarrer un repas. Depuis leur invention au XIXème siècle, beaucoup d’amers sont devenus des marques de légende : Suze, Cynar, Campari, Becherovka, Angostura,

NEGRONI , Dans un verre ‘Old Fashioned », verser sur des glaçons:

– 3cl de Vermouth rouge (cap Mattei rouge, Quintinye rouge, Martini Rubino ),

– 3cl de bitter (Campari, Martini Bitter),

– 3cl de Gin (Type London dry gin).

Guillaume Bisiaux

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