Site Loader

En France, la bière sans alcool représente 3,2% des ventes totales de bières. Si ce chiffre peut paraître faible, il progresse pourtant à un rythme inédit !
Pour preuve : en 2020, ce type de bières a augmenté de +22,6% par rapport à l’année précédente (Source LSA Conso).
Même phénomène chez nos voisins européens. En Allemagne, la production de bière sans alcool a même doublé en 10 ans.

Alors pourquoi ce succès ?

Quelques repères avant de développer :

1° Qu’appelle-t-on une bière sans alcool ?

C’est une bière classique dont on a éliminé tout ou une majorité d’alcool. La législation est différente selon les pays mais en France, elle ne doit pas excéder 1,2° d’alcool.
Elle est considérée comme une « denrée alimentaire » et à ce titre, les ingrédients qui la composent doivent figurer sur son étiquette. C’est donc un produit à la composition et à la qualité très identifiables qui présente de nombreux atouts.

2° Comment est-elle élaborée ?

Il existe 2 méthodes :

  • Un arrêt précoce de la fermentation pour éviter à la bière de gagner en degrés d’alcool.
  • La désalcoolisation : La bière est brassée et fermentée selon la méthode traditionnelle puis l’alcool est ôté par évaporation. L’extraction de l’alcool est réalisée en « circuit fermé » afin de préserver toutes les saveurs de la bière.

3° A qui s’adresse – t-elle ?

Au plus grand nombre ! … et c’est sans doute ce qui explique son succès car chacun y trouve une réponse à ses besoins spécifiques.

  • La préservation d’une bonne santé est devenue une priorité pour les consommateurs en général. Il est avéré que consommer moins d’alcool contribue à réduire les risques de certaines maladies.
  • La valeur calorique de la bière est directement corrélée à sa teneur en alcool. Ainsi, la bière sans alcool permet à tous ceux qui le souhaitent de limiter un peu leur apport calorique.
  • Inspirés voire influencés par ses enfants et petits-enfants, la génération « boomer » plébiscite à son tour des produits plus alternatifs, plus vertueux et jugés plus responsables.
  • « En soirée, celui qui conduit est celui qui ne boit pas » (ou ne doit pas boire ! ). Moralement et juridiquement, le professionnel a tout intérêt à promouvoir, auprès de sa jeune clientèle particulièrement, une boisson sans alcool d’autant que la bière, en général, reste un produit très festif.
  • Les femmes enceintes et ceux sous traitement médicamenteux pour lesquels la consommation d’alcool est vivement déconseillée retrouvent le plaisir de la dégustation sans les risques et sans se sentir exclus des moments de convivialité partagés.
  • Les brasseurs ont su se renouveler tout en conservant les codes de leur marque et de son univers de communication. La qualité du produit fini est au rendez-vous et l’étiquette de la bouteille est souvent soignée . La bière sans alcool n’est pas un sous-produit mais au contraire, une boisson « hype ».

Focus sur quelques valeurs sûres :

Et même en canettes !

Comme nous l’avons vu, le succès de la bière sans alcool est aussi un révélateur des nouveaux modes de consommation. En tant que professionnels du bar et de la restauration, nous devons prendre en compte ce phénomène, « sentir » dès à présent ce qui marchera fort demain et ne pas hésiter à se faire conseiller par son fournisseur sur l’offre du marché.

Crédits photos : Brussels Beer ProjectBrooklyn Brewery

Sara Solanas

Laisser un commentaire

Rejoignez notre communauté